Djúpavík

Comme on le répète depuis quelques jours, la température des derniers jours a été très mauvaise. Dans cette région-ci on commence a en remarquer les effets. Le nord-ouest et l’ouest ont été particulièrement touché.

Comme Jany l’expliquais précédemment, le chemin vers Djúpavík fut particulièrement inquiétant. Une route de terre/gravier sableux (pas de la garrotte 3/4) sinueuse comportant de nombreuses ascensions. Par endroit, on voit que le surplus d’eau a emporté une partie de la route et remblayée par de bons cailloux. À certains autres endroits, il y a de l’eau qui coule dans le chemin que l’ont doit traverser, ce n’est pas creux, mais en voyant les endroits emportés d’avant, on se rappelle qu’on est sur le bord d’un ravin. Il y a le restant d’éboulis qu’on voit à la dernière minute dans un détour côteux qu’on doit éviter à tout prix parce que sinon, c’est la fin de Miss Lande et du voyage par conséquent. Et finalement, on croise une voiture qui a eu moins de chance que nous dont la suspension est brisée et qui ne roule plus. Personne ne nous fait signe, la situation doit déjà être sous contrôle.

Quelques autres contours de falaises plus tard, on voit Djúpavík et surtout son imposante ruine d’usine de transformation du hareng et l’épave de bateau qui la seconde. En fait, Djúpavík c’est l’usine de hareng, 7 maisons, une chute et un hôtel, point barre.

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Quand on avait planifié d’aller là, tout ce qu’on savait c’est qu’il y avait les restants d’une vielle usine de poisson où avait joué Sigur Rós pour la tournée Heima. Dans le DVD on parle un peu de l’usine et ce que j’en avait compris c’est qu’on avait ouvert une usine là parce qu’il y avait du poisson à pêcher et qu’un jour le poisson avait disparu, donc les installations avaient été abandonnées. Une visite de l’usine (qu’on a fait le lendemain) vous confirmera une histoire un peu plus complexe, parfois plus souriante qui finie par nous démontrer que l’humanité est capable des meilleures réalisations, mais que l’avarice fini par nous faire commettre les pires erreurs.

Le groupe a fait un show acoustique dans le silo mais aussi un spectacle dans l'usine... Les gens semblaient entrer par cette porte.

Le groupe a fait un show acoustique dans le silo mais aussi un spectacle dans l’usine… Les gens semblaient entrer par cette porte.

 

Mais bon, là il est 20h. Je veux qu’on se set un endroit où rester car je suis un peu tanné des check-in à des heures pas possibles où les gens me fusillent des yeux parce qu’il est tard et/ou des endroits tout simplement complets. À Djùpavík y’a pas mille choix. Il y en a un, c’est l’hôtel. On apprendra d’ailleurs que pratiquement toutes les installations de la « ville » appartiennent au propriétaire de l’hôtel qui s’efforce avec quelques subventions de maintenir lui-même l’endroit à un niveau historique digne de mention.

Le parking a l’air plein, on espère qu’il reste de la place. J’entre dans le restau pour confirmer une chambre pendant que Jany planifie un itinéraire secondaire au cas où dans l’auto. Silence de mort dans le restaurant, presque tout le monde qui mange se retourne en regardant qui arrive à cet endroit reculé à cette heure-ci. Le restaurant est plein. Il y a des enfants qui jouent et un chien de berger noir et blanc qui rôde autour des gens. C’est cependant très calme et silencieux. Un jeune homme barbu avec le logo de l’hôtel sur son polo s’approche de moi et me demande en chuchotant avec un accent non-islandais « Hello, can I help you? ». Je lui demande une chambre pour 2, il me dit qu’ils ont de la place en masse, mais qu’ils n’ont pas d’électricité depuis tout l’après-midi, ce qui explique l’étrange quiétude qui règne dans la salle à manger. Il m’indique où nous installer et nous invite gentiment à venir souper que le service termine à 21h, mais de ne pas se stresser avec ça. Entrez quand vous êtes prêts et on vous servira. C’était Claus.

Petite parenthèse pour remercier tout le staff de l’hôtel, des gens accueillants, chaleureux, calmes et très professionnels.

On revient donc pour souper avant 21h, je ne veux pas leur faire faire de l’over-time, d’autant plus qu’ils travaillent dans le semi-noir. On se rappelle qu’il ne fait pas vraiment noir ici. Une bonne petite bouteille de Malbec et un excellent souper à la chandelle dans une tranquillité réconfortante. C’est notre premier souper relax en amoureux depuis le début du voyage. Ça fait du bien. Claus vient s’assurer que tout est à notre goût. Je lui répond qu’à présent c’est le meilleur moment qu’on a passé en couple depuis 2 semaines en Islande. Il en est enchanté.

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Une fois à table, le resto s’était vidé.

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Sur le point de terminer notre bouteille de vin, Claus (dont je ne sais toujours pas le nom en fait) vient nous chuchoter qu’une des membres du personnel de l’hôtel donnera un concert de saxophone dans l’un des anciens réservoirs de l’usine de hareng. Ils nous indique comment s’y rendre et entrer, on calle notre vin, on s’habille chaudement, poigne une bière et ma maintenant fidèle bouteille de Bernivin. Caméra en main, direction étrange concert de saxophone dans un cylindre géant en béton dont le seul accès est un tuyau rouillé juste assez gros pour un adulte. J’ai ma petite idée sur quel est cet endroit. En regardant à l’intérieur avant d’entrer, sa se confirme, c’est bien dans cet ancien résevoir d’huile de hareng que Sigur Rós joue Gitardjamm sur le DVD Heima. Jany est fébrile comme jamais.

Notre joueuse de saxophone jouit d’une résonance à couper le souffle dans un endroit qui, 76 ans au par avant, était rempli d’huile de hareng qui servait, entre autre, à l’effort de guerre. Des réservoirs comme ça, il y en a 3 sur le site et toujours pleins. Du jamais vue à l’époque.

On prend quelques photos durant le concert en évitant le flash et de déranger notre soliste. Ensuite on apprécie le moment avec les 5-6 autres spectateurs. Suite au concert, on brette encore un peu dans le réservoir pour prendre des photos et explorer en sirotant notre bière et moi mon Brenivin.

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Retour à l’hôtel, on s’assied dans le salon un peu chaudaille et on rit un peu de tout et de rien, mais l’important c’est qu’on est relaxe dans un sofa et qu’on ne fait rien.

Faut bien se coucher maintenant… il est 23h quelques et on sort de l’hôtel pour rejoindre notre petit cottage en taule rouge situé à quelques pas. Bang! Gros soleil! Bye bye nuages, bonjour soleil! Il est 23h!

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Au salon, le résultat de nos fous-rire…

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Le lendemain on se réveille top shape, on plug les appareils électriques, Jany prend une douche et on va déjeuner. Impossible que je manque ce déjeuner… À date, c’est tellement féérique dans cette petite vallée rocheuse que peut-être il y aura des oeufs et du bacon au déjeuner aujourd’hui!

Mais non, je commence à croire que ce ne sera que pour le Canada. En revenant je me clanche un déjeuner au Lucky’s esti! On mange notre petit déjeuner rapidement, on veut aller explorer les alentours avant de partir vers Ísafjörður (hein Isa?).

Une fois le déjeuné terminer Claus s’approche et nous explique gentiment qu’il donne un tour de la Old Herring Factory dans 15 minutes. Partons-donc quelques clients de l’hôtel précédés de Claus pour explorer cette large construction de béton laissée à elle même, ainsi que la ville, pendant plus de 30 ans.

À l’entrée, un petit centre d’interprétation construit au fil des ans par des intérêts privés. Ensuite on fait le tour pendant que Claus nous compte l’histoire de l’usine et de la région. 45 min vraiment intéressantes.

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La visite se termine dans une pièce réservée à des artistes de différents pays dont le seul thème est l’Islande. L’un des artistes est Claus. Il fait de la photo, c’est d’ailleurs là qu’on apprend son nom. Je poursuis en anglais pour permettre à Claus de comprendre plus aisément nos propos.

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Meet our friend Claus Sterneck. We tend to call people we really like « friends ». Jany and I do not easily get along with strangers. We are both very shy and in a country like Iceland, language is a supplementary obstacle. I don’t know why, but we got along with Claus very easily at first sight. Getting to know a little about him and his kindness was a very nice experience for us. So yes, we call Claus a friend.

Claus is a very talented photographer from Germany who lives in Iceland since 2007. Living in Djúpavík in the summer and Reykjavik in the winter. I understood his need to move here before even knowing him. He had the guts, Jany and I don’t have for the moment, to move into a such remote location.

I invite everybody reading this blog to visit his website and have a look at his work : http://www.claus-in-iceland.com

Claus, at anytime, if you come to Montréal, you are welcome at our place, we have plenty of place for you and your girlfriend! It would be an honour to have you with us.

Takk fyrir

 

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L’usine triste

 

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2 réflexions sur “Djúpavík

  1. hellllllllllloooooooooooo! warm greetings from Djúpavík, well Reykjavík now. but will leave to Djúpavík very soon. i had one vacation :-), together with my gorlfriend i discovered iceland! magic … thanks for this great post about Djúpavík (and me). very very nice… and, you can be sure – if i will be in montreal i will let you know before!
    🙂
    claus

    http://www.claus-in-iceland.com
    Daily a fresh and new picture, taken in Iceland:
    http://www.facebook.com/claus.in.iceland

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